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Le besoin de transports la nuit n'est pas avéré en Ile-de-France selon une étude

Le besoin d'une prolongation des horaires des transports en commun par trains, métros et RER la nuit en Ile-de-France n'est pas avéré, selon une étude commandée par le Syndicat des Transports d'Ile-de-France (STIF), obtenue vendredi par l'AFP.

Par Batinfo source : AFP

Le besoin de transports la nuit n'est pas avéré en Ile-de-France selon une étude - Image d'illustration - © Pixabay

"Les pratiques de mobilité des Franciliens la nuit (entre 21h et 6h) ne traduisent pas un besoin de transports en commun lourds (trains, métros, RER) toute la nuit. Les besoins de déplacement baissent considérablement après minuit", souligne une étude, menée par le cabinet de conseil Alenium, en se basant sur l'Enquête Globale Transport datant de 2010, qui a interrogé 18.000 résidents en Ile-de-France.

Les déplacements nocturnes ne représentent que 5% à 9% du volume en un jour, selon cette étude. Certes la prolongation de l'ouverture du métro d'une heure en 2006 a doublé la fréquentation après minuit, mais on constate un lissage de la fréquentation durant les dernières heures, avec 62.000 voyageurs entre minuit et 1h00 en 2006, contre environ 40.000 entre 1h00 et 2h00 en 2014 (données RATP).

L'étude relaie également les réticences de la RATP et de la SNCF en raison des chantiers du train et du RER: "Toute augmentation d'offre la nuit, à moyen terme, serait fortement contrainte en raison du plan de modernisation sans précédent engagé sur le réseau."

Concernant le métro, la RATP, citée par l'étude, estime qu'une prolongation du trafic sera "complexe à initier sans fortement dégrader la qualité des services actuels", évoquant "plus de 400 chantiers par nuit en moyenne".

Pour ce qui est du coût, faire fonctionner le métro 24h/24 sur toutes les lignes, y compris les weekends et veilles de jours fériés, représenterait "100 millions d'euros ou plus" par an, hors impact sur la maintenance. Pour un service similaire sur "quelques lignes", la facture pourrait aller de 50 à 100 millions d'euros, selon le nombre de stations.

L'enquête préconise plutôt le développement du réseau Noctilien de bus de nuit, par l'augmentation des fréquences et la création de nouvelles lignes palliant l'arrêt des trains, et l'amélioration des déplacements de banlieue à banlieue. Un développement qui pourrait tout de même coûter entre 10 et 50 millions d'euros par an.

Londres a lancé cet été le service continu de son métro le weekend. Mais l'étude souligne que la capitale britannique ferme son réseau plus tôt que Paris, permettant de faire en semaine les travaux nécessaires.

La maire de Paris Anne Hidalgo (PS), a récemment plaidé pour l'ouverture des transports, et notamment du métro, la nuit.

La présidente de région Valérie Pécresse (LR) avait prôné pendant sa campagne l'ouverture des métros automatiques (lignes 1 et 14) toute la nuit le weekend.

Elle est devenue depuis plus réservée. "Ma priorité est la sécurité, les trains et les RER. Je ne dépenserai pas l'argent que je n'ai pas", a-t-elle déclaré en septembre au Parisien.

#Transports #Métro #Urbanisme
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